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Le candidat malheureux à la tête de l’Association des maires de France (AMF), le maire UDI de Sceaux Philippe Laurent, a exprimé lundi ses craintes que l’association devienne une « simple chambre d’opposition aux services d’intérêts partisans » pendant la présidentielle.

« A ce jour, le président élu ne m’a toujours pas contacté », a écrit aux maires et ses soutiens M. Laurent, également secrétaire général de l’AMF, dans un courrier dont l’AFP a obtenu copie. M. Laurent a été battu mercredi dernier par le maire LR de Cannes David Lisnard qui avait été adoubé par le sortant François Baroin, du même parti.

« Cela augure d’un état d’esprit peu avenant et peu constructif pour une AMF unie et rassemblée », a-t-il déploré.

« Vu le calendrier électoral à venir, il y a naturellement un risque que l’AMF se banalise et devienne une simple chambre d’opposition au service d’intérêts partisans », a-t-il prévenu.

Le maire de Sceaux, qui a obtenu 38% des voix contre 62% à son adversaire, a promis de « rester vigilant » et appelé l’association d’élus à se « reconstruire et s’ouvrir bien davantage, être force de proposition et s’appuyer sur toutes les composantes de la société pour être mieux entendue et donc plus efficace ».

Lors de la course pour la présidence de l’AMF, M. Laurent incarnait une candidature « macron-compatible » face à M. Lisnard qui s’inscrivait dans la lignée « indépendante » de son prédécesseur, après un quinquennat marqué par de nombreuses tensions entre l’association et l’exécutif.