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L’intersyndicale à l’origine de la grève générale lancée lundi appelle à la levée des barrages, a annoncé Bertrand Cambusy, secrétaire général de la CSTM, après des violences mardi.

L’intersyndicale « s’est réunie et a analysé la situation, et compte tenu (…) de ce que nous avons constaté tout au long de cette journée (mardi, NDLR), (…) l’intersyndicale a décidé ce soir de lever les barrages », a-t-il indiqué sur Martinique La 1ère dans la nuit de mardi à mercredi.

Cet appel ne garantit toutefois pas que tous les barrages routiers soient levés rapidement, et que les heurts cessent, certains d’entre-eux étant tenus par des personnes non syndiquées.

Le parquet de Fort-de-France a ouvert une enquête mardi après que des forces de l’ordre et des pompiers ont été la cible de tirs par armes à feu lundi soir, dans un quartier populaire de Fort-de-France, sans faire de blessés.

Le mouvement s’est enclenché pour réclamer la suspension de l’obligation vaccinale, mais avance des revendications variées.

En Guadeloupe voisine, où les violences, d’une ampleur supérieure à celles de la Martinique, ont continué mardi, le couvre-feu a été prolongé jusqu’au 28 novembre.

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a fait du rétablissement de l’ordre public « le préalable à toute discussion évidemment ».

Le mouvement de contestation de la vaccination obligatoire contre le Covid-19 pour les personnels soignants et les pompiers a été déclenché le 15 novembre en Guadeloupe, avec un appel à la grève générale d’un collectif d’organisations syndicales et citoyennes qui réclament aussi la hausse des salaires et des minima sociaux et la baisse des prix des carburants et du gaz.