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« Il n’y a pas de problème de financement au PS », a assuré mardi le Premier secrétaire du PS Olivier Faure, estimant que les rumeurs sur des difficultés pour financer la campagne présidentielle de la candidate Anne Hidalgo « relèvent du fantasme de quelques-uns ».

Alors que ces rumeurs s’étalent depuis plusieurs jours dans la presse, Anne Hidalgo elle-même l’avait déjà dit samedi sur TF1: « c’est faux, on n’a pas de sujet de financement de campagne », affirmant « balayer » la question.

« Il n’y a vraiment aucun souci de financement. Allez voir les comptes consolidés du PS », a insisté Olivier Faure auprès de quelques journalistes dont l’AFP, rappelant que « si besoin, on a des biens immobiliers à hypothéquer ».

« On a un siège social, tout le monde n’en a pas, c’est une sécurité que d’autres n’ont pas », a-t-il ajouté, à cinq mois de l’élection.

Pour l’instant, « on n’a pas encore sollicité de prêt » pour la campagne et « c’est pas sûr qu’on en sollicite un », a-t-il ajouté, alors que certains médias affirment que des banques auraient refusé des prêts.

Olivier Faure a expliqué que le montant de la campagne d’Anne Hidalgo ne sera « pas le même que celui de la campagne de Benoît Hamon en 2017 », mais « on sait qu’avec 16 millions d’euros, on peut faire 6% (le score de Benoît Hamon en 2017, ndlr), c’est pas l’argent qui conditionne le résultat ».

Reléguée dans les sondages derrière l’écologiste Yannick Jadot et l’insoumis Jean-Luc Mélenchon, ses principaux concurrents à gauche, Anne Hidalgo stagne toujours autour des 5% des intentions de vote.

Or dépasser la barre des 5% des suffrages exprimés au premier tour est crucial pour les candidats car cela décuple le remboursement d’une partie des frais de campagne par l’Etat.